Transsexualité : une maladie mentale ?
Publié le 17. mai, 2009 par La Rédaction dans la catégorie Dernière heure

Transsexualité, transsexuels et ministère de la santé
La transsexualité ne fera plus partie de la liste des maladies mentales en France. La Haute Autorité de Santé, qui prépare actuellement un rapport sur le transsexualisme, a été contactée en vue d’un projet de décret visant notamment à retirer les transsexuels de cette liste.
La transsexualité va quitter la liste des maladies mentales en France. Elle s’y est retrouvée à partir de la classification internationale des maladies pour le diagnostic et la recherche de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le transsexualisme est « le désir de vivre et d’être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Ce désir s’accompagne habituellement du souhait de transformer son corps pour le rendre aussi conforme que possible au sexe préféré, et ce grâce à la chirurgie ou à un traitement hormonal. »
L’OMS rappelle que « l’identité de type transsexuel est présente, de manière persistante depuis au moins deux ans » et que « le trouble n’est ni un symptôme d’un autre trouble mental tel qu’une schizophrénie ni associé à une anomalie chromosomique. »
L’OMS précise sa pensée :
» Il s’agit d’un désir de vivre et d’être accepté en tant que personne appartenant au sexe opposé. Ce désir s’accompagne habituellement d’un sentiment de malaise ou d’inadaptation envers son propre sexe anatomique et du souhait de subir une intervention chirurgicale ou un traitement hormonal afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré. »
Selon l’OMS, « il s’agit d’un trouble se manifestant habituellement pour la première fois dans la première enfance (et toujours bien avant la puberté), caractérisé par une souffrance intense et persistante relative au sexe assigné accompagné d’un désir d’appartenir à l’autre sexe (ou d’une affirmation d’en faire partie). Les vêtements et les activités propres au sexe opposé et un rejet de son propre sexe sont des préoccupations persistantes. Il faut qu’il existe une perturbation profonde de l’identité sexuelle normale pour porter ce diagnostic; il ne suffit pas qu’une fille soit simplement un « garçon manqué » ou qu’un garçon soit une « fille manquée ». Les troubles de l’identité sexuelle chez les individus pubères ou pré-pubères ne doivent pas être classés ici, mais en F66″ traitant des problèmes psychologiques et comportementaux associés au développement sexuel et à son orientation.
L’orientation sexuelle n’est pas, en elle-même, à considérer comme un trouble. « Le sujet est incertain quant à son identité sexuelle ou son orientation sexuelle et sa souffrance est responsable d’anxiété ou de dépression. La plupart du temps, cela survient chez des adolescents qui ne sont pas certains de leur orientation, homosexuelle, hétérosexuelle ou bisexuelle, ou chez des sujets qui, après une période d’orientation sexuelle apparemment stable (souvent dans une relation de longue durée) éprouvent un changement dans leur orientation sexuelle. »
Selon l’OMS, « il n’existe pas de doute quant à l’identité ou la préférence sexuelle (hétérosexualité, homosexualité, bisexualité ou préférence pour les enfants), mais le sujet désire modifier cette identité ou cette préférence, en raison de troubles psychologiques et du comportement associés, et il peut chercher à se faire traiter pour changer.
L’identité ou l’orientation sexuelle (hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle) entraîne des difficultés dans l’établissement et le maintien de relations sexuelles avec un partenaire. »


