Le paludisme proviendrait du chimpanzé
Publié le 04. août, 2009 par La Rédaction dans la catégorie Santé
Le paludisme aurait été initialement transmis aux humains par le chimpanzé, selon une étude américaine publiée publiée dans le Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).
Des chercheurs américains affirment que le Plasmodium falciparum affectant l’homme et le Plasmodium reichenowi, auraient un ancêtre commun et se seraient différenciés par la suite.
Dirigés par le Dr. Francisco Ayala de l’université de Californie, ce groupe de chercheurs a analysé les parasites du paludisme prélevés sur des chimpanzés sauvages camerounais et ivoiriens. Ils sont convaincus que le parasite du chimpanzé a été transmis à l’homme avant de subir des mutations génétiques.
Deux milliards d’individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés et on estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année. Les moyens de lutte existants sont les médicaments antipaludiques (dont les plus connus sont la chloroquine ou la quinine) et la lutte contre les moustiques vecteurs du parasite Plasmodium. Mais la situation est d’autant plus préoccupante que depuis plusieurs années, les parasites développent de plus en plus de résistances aux médicaments, et que les moustiques développent des résistances aux insecticides. Aucun vaccin n’est aujourd’hui disponible.
Le paludisme est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle, du genre Anopheles, elle-même infectée après avoir piqué un homme impaludé : la femelle, en prenant le repas de sang nécessaire à sa ponte, injecte le parasite à son hôte. Les mâles ne piquent pas.
La transmission de Plasmodium d’un homme à un autre se fait donc par l’intermédiaire du moustique, le principal en cause étant Anopheles gambiae sur le continent africain (voir Les moustiques anophèles vecteurs du paludisme). Il existe un seul cas de contamination inter-humaine directe, lorsqu’une femme enceinte infectée contamine son enfant par voie transplacentaire.
Une des difficultés majeures dans la mise au point d’un vaccin contre Plasmodium est, qu’au cours de sa vie, le parasite passe successivement par plusieurs stades avec des phases d’intense multiplication asexuée chez l’homme (dans les cellules du foie – phase hépatique – puis dans les globules rouges du sang – phase érythrocytaire -) et une phase de reproduction sexuée suivie de multiplication, chez l’insecte. Chaque stade se termine par la libération d’un parasite d’une forme différente, donc porteur d’antigènes différents et induisant des réponses immunitaires différentes, ce qui complique d’autant la recherche d’un vaccin.
A l’Institut Pasteur, plusieurs équipes travaillent à l’élaboration de vaccins contre le paludisme et plusieurs candidats sont à l’étude. Source : Institut Pasteur


