Pour la France, le transsexualisme n’est pas une maladie mentale
Publié le 17. mai, 2010 par La Rédaction dans la catégorie Santé
Le ministère français de la Santé réclame la « déclassification de la trans-identité de la liste des maladies mentales de l’organisation mondiale de la santé ». L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé sa décision de retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales le 17 mai 1990, une décision marquant une étape historique dans la reconnaissance de la liberté d’orientation sexuelle et d’identité de genre.
A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie de ce 17 mai 2010, la France tient à rappeler que la lutte contre les violations des droits de l’Homme fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre est l’un des principaux axes de sa politique en matière de droits fondamentaux de l’Homme.
Cette journée permet de rappeler que la France reste fortement mobilisée dans la lutte contre la stigmatisation et les violations fréquentes des droits humains dont sont victimes les personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, transgenres (LGBT) partout dans le monde.
La ministre de la santé Roselyne Bachelot a annoncé le 17 mai dernier son intention de ne plus considérer la trans-identité comme une affection psychiatrique, et un décret a consacré cette décision en février dernier, faisant ainsi de la France le premier pays au monde à agir dans ce sens.
Il reste que le transsexualisme est toujours considéré dans de nombreux pays comme une maladie mentale. C’est la raison pour laquelle le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, et la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, ont décidé de travailler ensemble pour porter cette question devant l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).


