Test salivaire pour prévenir l’accouchement prématuré

Publié le 24. juil, 2009 par La Rédaction dans la catégorie Santé

bebesLe risque d’accoucher prématurément, avant 34 semaines de gestation, sera bientôt décelable grâce à un test de salive. Les chercheurs anglais de l’University College et du King’s College de Londres ont constaté que la salive des femmes sujettes aux fausses couches ou aux accouchements prématurés possède de faibles taux de progestérone, une hormone dont les vertus anti-inflammatoires ont été prouvées.

La salive des femmes qui accouchent prématurément possède un taux de progestérone anormalement faible, selon les résultats d’une étude britannique publiés mercredi par le British Journal of Obstetrics and Gynaecology. Ce faible taux de progestérone, décelable dès le sixième mois de grossesse, permettrait de développer un test simple, non invasif pour diagnostiquer les risques d’accouchement prématuré.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs de l’University College et du King’s College de Londres (Grande-Bretagne) ont collecté des dizaines d’échantillons de salive de 92 femmes ayant un risque élevé d’accoucher avant terme. Toutes les participantes ont été recrutées sur ce critère de prématurité, et la plupart d’entre elles avaient déjà connu ce genre d’accouchement ou une fausse couche. Les chercheurs britanniques ont collecté ces extraits de salive entre la 24e et la 34e semaine de gestation et la 34e semaine.

Les femmes ont été réparties dans différents groupes. Un premier groupe était composé des femmes ayant accouché avant 34 semaines de gestation, c’est-à-dire avant huit mois et demi de grossesse. Un deuxième groupe était composé de celles ayant accouché entre la 34e et la 37e semaine, et troisième groupe de celles qui ont accouché à terme, après 37 semaines.

Les femmes ayant donné naissance avant 34 semaines de gestation possèdaient une salive ayant un taux de progestérone plus faible que celles du troisième groupe, qui ont accouché à terme. Selon les chercheurs, ces résultats se confirment pour tous les moments de la gestation, à partir de la 24e semaine.

La progestérone est connue pour ses capacités anti-inflammatoires, indiquent les auteurs de cette étude. Ils estiment que les faibles taux de cette hormone dans le corps d’une femme enceinte pourraient contribuer à une infection bactérienne, qui est l’une des causes d’accouchement prématuré.

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